Communiqués de presse
La clé d’un règlement pacifique dans le Donbass est entre les mains de l’Ukraine
On a pris connaissance de l’article «L’Ukraine ne veut pas la guerre» du journaliste S.Siohan, paru dans le journal «Le Temps» le 6 avril 2021. Ce copte rendu présenté de manière (unilatérale) partiale et biaisée sur l’évolution actuelle de la situation dans le Donbass, ou les actions provocatrices des autorités de Kiev menacent de conduire à une grave escalade du conflit armé, nécessite des explications de notre part. Il est déjà difficile de surprendre qui que ce soit par la thèse largement imposée par l’Occident que «tout est de la faute de la Russie». De nos jours ce mantra russophile est presque rendu absolu, et peu importe ce dont on accuse et s’il en existe la moindre preuve. L’auteur de cet article ne déroge pas, lui non plus, à cette formule. Cette fois-ci il nous attribue la responsabilité de la forte montée des tensions dans le sud-est de l’Ukraine, où se poursuit depuis déjà sept ans la guerre civile déclenchée par Kiev contre ses propres concitoyens qui ont eu l’audace de s’opposer à l’ukrainisation forcée imposée par les autorités de Kiev suite au coup d’état de 2014.
S.Siohan cherche a présenter la situation comme si avec l’aggravation actuelle la Russie voulait imposer un bras de fer à Kiev tout en testant la force de la nouvelle administration américaine. Sauf que le journaliste passes sous silence les raisons pour lesquelles nous pourrions en avoir besoin. Bon, c’est bien compréhensible, comme il est difficile de trouver une réponse sensée a une question si évidente. Pour preuve, l’auteur se réfère aux photos et videos publiées sur Internet qui montrent le redéploiement des matériels militaires. Sauf qu’après vérification, il s’est avéré qu’une partie de ces videos a été filmée au Belarus, comme en témoigne le camouflage caractéristique de l’armée bélarussienne, et l’autre partie a été tournée à des milliers de kilomètres de nos frontières occidentales, en Transbaïkalie, et il y a déjà quelques années.
De toute évidence, S.Siohan agit dans l’esprit de la tactique employée par Kiev consistant a diffuser des fakes à des fins de sa propagande. Ainsi, par exemple, le journal ukrainien anglophone «Kyiv Post» a présenté sur sa chaine Youtube, dans un film au titre accrocheur «Solidarité de Crimée: la lutte pour la liberté en Crimée occupée par la Russie», des photos illustrant le transport des juifs vers des camps de concentration nazis, prises lors de la Seconde Guerre mondiale et conservées aujourd’hui au Musee des Etats-Unis du mémorial de l’Holocauste à Washington, comme preuve de l’oppression historique des tatares de Crimée. Il est difficile d’imaginer une forcerie plus cynique.
Cela dit, on tien à rappeler que la Russie, comme tout autre Etat du monde, a non seulement le plein droit de renforcer, en cas d’une aggravation de la situation, sa présence militaire dans la section concernée de la frontière russo-ukrainienne, mais serait obligée de prendre de telles mesures pour assurer la protection de ses propres citoyens.
En meme temps, il existe des preuves évidentes que Kiev rassemble ses équipements militaires lourds interdits à la ligne de contact, et il sera difficile de les réfuter, comme elles ont été enregistrées par la Mission spéciale de surveillance en Ukraine déjà a la mi-mars de l’année en cours. En outre, les intentions agressives des autorités ukrainiennes ont a l’époque été rendues publiques par le chef de l’état-major ukrainien R.Honchak qui s’est déclaré prêt a lancer une offensive contre les républiques non reconnues. Le parlement ukrainien a également apporté son obole a l’escalade de la situation, ayant qualifié la situation actuelle de «confrontation armée ukraino-russe» dans sa déclaration du 30 mars 2021. Cependant, pour des raisons qui nous échappent, tous les médias occidentaux, y compris Le Temps, négligent l’existence de nombreuses videos témoignant du redéploiement des chars et d’autres équipements militaires lourds de l’Ukraine occidentale vers la ligne de contact dans le Donbass.
La situation dans le sud-est de l’Ukraine est en effet assez alarmante. Le 3 avril, la Mission spéciale de surveillance en Ukraine a signalé que seule dans la République populaire de Louhansk le nombre de violations du cessez-le-feu avait été multiplié par dix. La situation s’engrave également a la frontière avec la République populaire de Donetsk. Au total, plus de 1550 cas de violations du cessez-le-feu ont eu lieu au cours des quatre derniers jours, du 2 au 6 avril. Les gens en deviennent victimes. L’autre jour, un enfant de quatre ans a été tué par un don ukrainien. Les représentants de Donetsk et de Louhansk n’excluent pas le pire scénario, dans lequel les autorités de Kiev, qui viennent de recevoir de l’Occident les assurances d‘un «soutien indéfectible face à l’agression russe», decident de se lancer dans une aventure militaire de grande ampleur.
La ligne destructive des autorités ukrainiennes, fondée sur une politique non-dissimulée de ségrégation éthique, linguistique et idéologique, n'aurait pas la moindre chance de survie si Kiev ne cultivait pas de manière artificielle l'image de la Russie comme ennemi extérieur, ainsi justifiant les répressions par rapport à ses propres citoyens, et s'il ne recevait pas l'indulgence de ses mécènes occidentaux, qui ferment les yeux sur l'obscurantisme effrayant de leurs protégés. Il semble toutefois que le soap opera à là Kiev qui se déroule depuis sept ans et dont on est loin de voir le happy end, commence à ennuyer les Occidentaux-mêmes. D’où la tentative de Kiev de regagner l’attention décroissante de ses marionnettistes à l’aide des provocations armées dans le Donbass. Alors, le réflexe a fonctionné à merveille: l’Occident collectif, dirigé par Washington, s’est empressé, pour une énième fois, de rejeter la faute sur la Russie.
Tant que les représentants de la société occidentale, que Kiev est si désireuse de rejoindre qu’il sacrifie pour cela les vies, le bien-être et les libertés de ses propres citoyens, fermeront les yeux sur le chaos qui règne dans le pays, l'Ukraine ne sera pas en mesure d’atteindre l’unité interne. Cela dit, nos partenaires occidentaux doivent se rendre compte du fait que, dans ce cas, ils deviennent complices des crimes commis par Kiev et en portent la responsabilité au même titre que les autorités ukrainiennes. En même temps, la clé de la paix existe depuis longtemps et consiste en la mise en œuvre des accords de Minsk. Cependant, les autorités de Kiev n'ont toujours pas la volonté de mettre en œuvre l’Ensemble de mesures pour l'application des Accords de Minsk (Minsk II) qu'elles ont elles-mêmes signé et qui a acquis le statut d’un document juridique international suite à son approbation par le Conseil de sécurité de l’ONU.

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